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- #457 – Financement des SDIS : garantir la pĂ©rennitĂ© du service

Ce mardi, le SĂ©nat a organisĂ© un dĂ©bat consacrĂ© au fonctionnement et au financement des services dĂ©partementaux dâincendie et de secours (SDIS).
Le premier enjeu est dâassurer la pĂ©rennitĂ© du service, Ă travers le renouvellement des gĂ©nĂ©rations de volontaires et la fidĂ©lisation des sapeurs-pompiers dĂ©jĂ engagĂ©s, quâils soient professionnels ou volontaires. Au niveau national, le seuil des 200 000 sapeurs-pompiers volontaires a Ă©tĂ© franchi. Dans le dĂ©partement, ils sont plus de 1 331 recensĂ©s fin 2025, un niveau inĂ©dit depuis une vingtaine dâannĂ©es. Ces rĂ©sultats sont encourageants, mais les efforts engagĂ©s ces derniĂšres annĂ©es ne doivent pas ĂȘtre relĂąchĂ©s. La durĂ©e moyenne dâengagement est de 12 ans et 4 mois, mais elle tombe Ă 7 ans et 9 mois pour les femmes, soit un Ă©cart de prĂšs de cinq ans, ce qui montre quâil reste des leviers Ă activer pour renforcer durablement les effectifs.
La question centrale du dĂ©bat portait toutefois sur le financement des SDIS. Aujourdâhui, pas un prĂ©sident de dĂ©partement ne sâen sort. Deux leviers existent : rĂ©duire les dĂ©penses ou augmenter les recettes.
RĂ©duire les dĂ©penses apparaĂźt trĂšs difficile. PrĂšs de 80 % dâentre elles sont des dĂ©penses de personnel, en hausse sous lâeffet de facteurs peu maĂźtrisables comme les cotisations Ă la CNRACL (Caisse nationale de retraites des agents des collectivitĂ©s locales), le coĂ»t du carburant ou la mutuelle. Dans le mĂȘme temps, les SDIS font face Ă une diversification des risques : inondations Ă Montmorillon en 2024, feux dâespaces naturels en 2025, tornade Ă Saint-Jean-de-Sauves en 2023. Les sapeurs-pompiers sont Ă©galement de plus en plus sollicitĂ©s pour des interventions qui ne relĂšvent pas de leurs prĂ©rogatives, comme certaines situations psychiatriques, des cas de violences intrafamiliales ou des troubles liĂ©s Ă lâivresse sur la voie publique.
Sâagissant des recettes, le ministre a renvoyĂ© aux arbitrages du prochain projet de loi de finances. Dâautres pistes mĂ©ritent nĂ©anmoins dâĂȘtre explorĂ©es afin dâengager une rĂ©forme plus structurelle, comme la rĂ©vision de la taxe sur les conventions dâassurance ou la crĂ©ation dâune taxe additionnelle Ă la taxe de sĂ©jour.
Les sapeurs-pompiers interviennent avec une obligation de moyens ; nous devons, quant Ă nous, leurs donner les moyens dâagir.
Le sujet est capital. Le service est capital. Sa survie est capitale.
C’est dit !