Terre d’Histoire du Poitou n°14 : Jean Bordron (1918-1947)

Jean BORDRON en 1938

Jean BORDRON en 1938

 16 janvier 2015

Jean Bordron, gendarme, Mort pour la France en Indochine le 25 avril 1947

Jean Bordron est né à Niort le 3 juin 1918. A partir de 1938, il sert pendant 2 ans et 9 mois dans le Génie où il obtient le grade de caporal-chef. A 25 ans, il est admis gendarme et, le 6 juillet 1943, est affecté pour son premier poste à la brigade de Monts-sur-Guesnes. Immédiatement il apporte son concours aux actions du réseau de résistants « les Indépendants de Scévolles » comme tous les autres gendarmes. En premier lieu, l’information aux réfractaires du Service du Travail Obligatoire permet à de nombreux hommes cachés autour du village d’éviter d’être pris et envoyés en Allemagne.

Jean BORDRON (au milieu) devant le poste de transmission des Indépendants de Scévolles installé à Richemont

Jean BORDRON (au milieu) devant le poste de transmission des Indépendants de Scévolles installé à Richemont

Le 20 août 1944, Jean Bordron est présent lors de la survenue dans le village de 80 SS après l’attaque, la veille, de l’auberge du Cheval Blanc au cours de laquelle au moins 3 soldats allemands sont abattus par les hommes du maquis de Scévolles.

Jean BORDRON à Monts-sur-Guesnes

Jean BORDRON à Monts-sur-Guesnes

Ce jour-là, la gendarmerie qui se trouve alors au 9 rue Porte Pelletier est fouillée. 78.000 francs auraient été pris par les allemands qui n’ont pas trouvé, par contre, les armes cachées sous les

marches de l’escalier (lire Terre d’Histoire N°3 et 5).

Trois années plus tard, il part pour un autre conflit.

Jean Bordron arrive en Indochine le 14 mars 1947 et décède le 25 avril suivant, dans la province de My Tho, lors de l’attaque du convoi de Saïgon à Cantho au cours duquel il prend « une part très active à la défense du convoi qu’il avait emprunté pour rejoindre son poste et qui venait d’être pris dans une embuscade tendue par les rebelles. Est tombé glorieusement en soldat, les armes à la main ». Il avait 28 ans.

Il reçoit à titre posthume la Croix de Guerre le 22 mars 1949 et la Médaille Militaire le 5 mai 1951.
Le 8 juin 2012, le nom de Jean Bordron est ajouté au monument aux morts de Monts-sur-Guesnes par décision du Conseil Municipal au cours d’une cérémonie en présence de son fils. Il figure aux côtés d’un autre montois mort au cours de la Guerre d’Indochine, Bernard Fougeras.

Prise de braconnage en 1945. De gauche à droite : Jules Gabignon (1902-1995), Ismaël Froget (1908-1956), Charles Valade (1915-2012), Jean Durand (né en 1908), Jean Bordron (sans képi) et Robert Picard (1912-2004).

Prise de braconnage en 1945. De gauche à droite : Jules Gabignon (1902-1995), Ismaël Froget (1908-1956), Charles Valade (1915-2012), Jean Durand (né en 1908), Jean Bordron (sans képi) et Robert Picard (1912-2004).

Les épouses des gendarmes dans la cour de la gendarmerie de Monts-sur-Guesnes (9 rue Porte Pelletier) en 1943. A l’extrême gauche, l'épouse de Jean Bordron. A l’extrême droite, celle du chef Jules Gabignon.

Les épouses des gendarmes dans la cour de la gendarmerie de Monts-sur-Guesnes (9 rue Porte Pelletier) en 1943. A l’extrême gauche, l’épouse de Jean Bordron. A l’extrême droite, celle du chef Jules Gabignon.

 

 

Lettre d’informations / Newsletter
Réseaux

Retrouvez Bruno BELIN sur les réseaux sociaux :

Facebook   Twitter   Instragram  

Chaîne vidéo

Chaîne vidéo Youtube

Info…
info
Téléchargements

Journal cantonal 2018

 

@brunobelin