Terre d’Histoire du Poitou n°33 : Antonin Ouvrard (1879-1915)

Vendredi 24 juillet 2015

Terre d’histoire du Poitou n°33

Antonin Ouvrard (1879-1915)

Antonin Ouvrard (1879-1915)Antonin Théodore Ouvrard est né à Monts-sur-Guesnes le 15 décembre 1879 à une heure du matin. Il est le fils de Louis Ouvrard, maçon, et de Eugénie Mathieu, domiciliés « ville de Monts ». Il est cultivateur et habite place de la Vouye.
En 1900, il est ajourné pour faiblesse et passe sous les drapeaux plus tard au 66e régiment d’infanterie de Tours du 15 novembre 1901 au 19 septembre 1903.
Le 28 avril 1908, à Prinçay, il épouse Marceline Guillon avec laquelle il a deux enfants : Paulette, née à Monts-sur-Guesnes le 24 juin 1910 (décédée le 17 octobre 1974 à Monts-sur-Guesnes) et Robert, né à Monts-sur-Guesnes le 13 juillet 1912 (décédé le 30 juin 1978 à Manthelan).

À la déclaration de guerre, Antonin Ouvrard est mobilisé le 6 août 1914 au 232ème régiment d’infanterie de Châtellerault. Il combat en Lorraine.
Le 13 février 1915, les allemands ayant réussi à enlever le Signal du Xon (commune de Xon-Lesménils en Meurthe-et-Moselle), « des combats opiniâtres sont livrés pour le reprendre. Les 21ème et 23ème compagnies y participent et y subissent des pertes sérieuses : 8 tués, 72 blessés dont 3 officiers ».
Antonin Ouvrard décède le 16 février 1915 au Signal du Xon (54) à l’âge de 35 ans. Il est enterré provisoirement à Atton au cimetière militaire de Fontenoy puis inhumé en 1920 à Montauville (54), nécropole nationale « Le Pétant » (tombe carré 14-18-A 686).

Le 19 février 1915, le régiment est l’objet d’une citation (ordre du régiment N°61) :
« Depuis deux mois, par un travail incessant de jour et de nuit, malgré le mauvais temps, sous le feu incessant de l’ennemi, les 232ème et 277ème régiments ont poussé leurs tranchées jusqu’à cent mètres environ de celles des allemands. Le 13 décembre, ils ont attaqué et enlevé un saillant fortement défendu du bois de Mort-Mare. Malgré de violentes contre-attaques ennemies, ils ont pu se maintenir sur la face Est du bastion conquis et l’ont organisé avec la volonté de s’y tenir COÛTE QUE COÛTE et l’espoir de pousser plus avant encore. Les troupes qui viennent de fournir ce magnifique effort sont tout entières dans les tranchées depuis le 3 décembre, mais leur esprit offensif a parlé plus haut que les fatigues et le danger. Le Lieutenant-Colonel cite à l’Ordre du Régiment les 21ème et 23ème compagnies pour la vaillance qu’elles ont montré pendant les journées des 13 au 17 février 1915 à l’attaque du Xon ».

Signature d'Antonin Ouvrard (à gauche) sur l'acte de naissance de sa fille (1910). À droite, celle du Maire, François Millet-Pichot.

Signature d’Antonin Ouvrard (à gauche) sur l’acte de naissance de sa fille (1910). À droite, celle du Maire, François Millet-Pichot.

Antonin Ouvrard laisse une veuve et deux orphelins. Sa veuve se remarie le 19 janvier 1921 avec Ernest Gouin, veuf de Marie Delafaye et père de Marcel Gouin (1894-1959), évoqué dans un précédent numéro (relire le N°31).
Le couple aura 3 enfants : Colette en 1921, Rémy en 1922 et Jacqueline en 1924.

La fille d’Antonin, Paulette, épouse le 12 janvier 1931 Fernand Gaillard, cordonnier, installé où se trouve actuellement la poste, 11 place Frézeau de la Frézellière. Il y a vécu jusqu’en mai 1991. Je garde le souvenir de cette personnalité locale qui fut prise en otage à Monts-sur-Guesnes le 20 août 1944 par des soldats SS (relire le N°5).

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