Terre d’Histoire du Poitou n°28 : 1939-1945, « Morts pour la France »

Vendredi 29 mai 2015

Monument aux morts de Monts-sur-Guesnes

Monument aux morts de Monts-sur-Guesnes

Terre d’Histoire du Poitou

1939-1945 : 7 « Morts pour la France » figurent sur le Monument aux morts de Monts-sur-Guesnes au titre de la Seconde Guerre mondiale :

 

 

Signature d'Eugène Dansac

Signature d’Eugène Dansac

Eugène DANSAC, né le 21 août 1911 au Bouchet. Son père, Camille Dansac, né le 11 décembre 1885 au Bouchet, est « Mort pour la France » au cours de la Première Guerre mondiale, le 21 octobre 1914 à Flirey (Meurthe-et-Moselle). Le 9 janvier 1933, Eugène Dansac épouse Solange Sallard (née à Monts-sur-Guesnes, à Albizé, le 5 octobre 1912 et décédée à Thionville le 30 janvier 1994). Il est alors cultivateur à Genêton, aujourd’hui sur la commune de La Roche-Rigault. En 1939, il est incorporé au 77e régiment d’infanterie.
Eugène Dansac décède le 16 mai 1940 à Morgny-en-Thiérache (Aisne), à 5 km de Moncornet où,

Eugène Dansac (1911-1940) avec l'équipe de gymnastes de la Montjoie en 1929

Eugène Dansac (1911-1940) avec l’équipe de gymnastes de la Montjoie en 1929

le jour-même, le colonel De Gaulle remporte une des très rares victoires sur les Allemands grâce à ses chars. Son fils, Maurice Dansac, né à Monts-sur-Guesnes le 9 novembre 1934 vit toujours à Tressange, en Moselle, commune d’où de nombreux réfugiés sont venus dès 1939 à Monts-sur-Guesnes.

 

 

 

 

 

 

 

Signature de Guy Pret

Signature de Guy Pret

Guy PRET, né le 8 août 1912 à Chabournay. Son père est alors cultivateur sur la commune de Vendeuvre. Il a 25 ans. Sa mère, 17 ans, accouche chez ses parents. Guy Pret épouse à Lencloître le 11 septembre 1936 Madeleine Ménanteau, Normalienne, née à Lencloître le 8 septembre 1915, décédée à Poitiers le 1er avril 2002, avec laquelle il vit à Monts-sur-Guesnes. Incorporé au 121e régiment d’artillerie coloniale, il décède le 9 juin 1940 à Villiers-sur-le-Roule (Eure).

 

 

 

Tombe d'Adrien Martineau

Tombe d’Adrien Martineau

Adrien MARTINEAU, né le 8 juillet 1910 à Monts-sur-Guesnes. Fils de Germain Martineau, cultivateur originaire des Chauleries et

Adrien Martineau

Adrien Martineau

de Clémence Amauger, domiciliés à Saint-Vincent (mariés à Monts-sur-Guesnes le 3 septembre 1894). Frère de Germain-Léon Martineau, né en 1897 et « Mort pour la France » le 5 juin 1917 dans l’Aisne le lendemain d’une grave blessure, une fracture du crâne causée par un obus.
Adrien Martineau faisait partie du 113e régiment d’infanterie. Il est décédé le 11 juin 1940 dans l’Aisne, comme son frère ainé, à Seringes-et-Nesles.

 

 

 

 

 

Signature de René Beaulieu

Signature de René Beaulieu

Plaque de la stèle du maquis de Scévolles (Guesnes)

Plaque de la stèle du maquis de Scévolles (Guesnes)

René BEAULIEU, né le 14 mars 1907 à Vouzailles. Son père est « scieur de long » et sa mère « marchande de volailles ». René est mécanicien. Il tient le garage situé alors au pied du château de Monts-sur-Guesnes. Le 26 septembre 1927, il épouse à Neuville-de-Poitou Élia Roberte Pichard où elle est née le 7 juillet 1905 (décédée à Niort le 6 mai 1985). Il est alors « sous les drapeaux » au 42e régiment de génie. Le couple a une fille née en 1928 et un fils, Christian, né à Monts-sur-Guesnes le 3 mai 1934, marié en 1955 à Loudun. Durant la guerre, René Beaulieu est incorporé au 125e régiment d’infanterie (6e bataillon). Il entre au maquis de Scévolles à l’été

1944. Il décède le 27 août 1944 à Saint-Jean-de-Sauves, tué par une grenade allemande lors d’une échauffourée aux abords du cimetière. Son nom figure également sur la stèle en mémoire du maquis située au carrefour de la D347 et de la route de Guesnes à Aulnay. René Beaulieu est inhumé à Neuville-de-Poitou.

 

La tombe de René Beaulieu au cimetière de Neuville

La tombe de René Beaulieu au cimetière de Neuville

René Beaulieu (1907-1944)

René Beaulieu (1907-1944)

 

 

 

 

 

 

 

 

André Thibault

André Thibault

André THIBAULT, né le 22 décembre 1925 à Monts-sur-Guesnes, fils de Denise et Roger Thibault,

Carte de FFI d'André Thibault

Carte de FFI d’André Thibault

maréchal-ferrant. Son grand-père, Henry Thibault, était également maréchal-ferrant à Monts-sur-Guesnes, non loin de la place de la Vouye. André Thibault travaille tout d’abord à la perception de Monts-sur-Guesnes, puis à celle de Châtellerault. Passionné de violon, il joue aussi au… football. À l’été 1944, il intègre le maquis de Scévolles et part dès septembre pour combattre dans « la poche de Saint-Nazaire ». Grièvement blessé par une grenade, « transporté dans les conditions les plus précaires vers l’hôpital de Nantes » selon l’un de ses camarades de la compagnie Besel, Didier Penot de Verrue, il décède à Nantes des suites de blessures le 18 novembre 1944. Il allait avoir 19 ans. Sa marraine de guerre, dans une lettre à sa mère du 18 décembre 1944, précise qu’il a dû être opéré deux fois et que les blessures étaient très étendues : « perforation d’intestins, blessures au bras, à la cuisse, au pied et à la tête ». Didier Penot (1925-2009) a écrit

Tombe d'André Thibault

Tombe d’André Thibault

d’André Thibault dans ses « souvenirs » qu’il était « le plus méritant de tous car il était toujours volontaire pour les patrouilles de nuit ».

 

 

 

 

 

 

Tombe de Marcel Auriault

Tombe de Marcel Auriault

Marcel AURIAULT est un jeune menuisier, fils unique d’un couple qui tient le café situé au 4 rue du château à Monts-sur-Guesnes où il est né le 29 avril 1918. Pour échapper au Service du Travail Obligatoire en Allemagne, le STO, Marcel Auriault entre dans l’Organisation Todd grâce à Antoine Sellen, dit Tony, qui travaille alors aux Contributions Indirectes. L’Organisation Todd est chargée de réaliser les fortifications le long de l’Atlantique, de Dunkerque à Bayonne, en vue de repousser un éventuel débarquement allié. Marcel Auriault est tué lors d’un bombardement sur Bordeaux fait par les anglais le 17 mai 1943, à l’âge de 25 ans.

 

 

 

 

Tombe de Jean Moreau, de son épouse Arthémise (1880-1978) et de leur fils Georges (1908-1961)

Tombe de Jean Moreau, de son épouse Arthémise (1880-1978) et de leur fils Georges (1908-1961)

Jean MOREAU, né le 10 novembre 1871 à Mauprévoir, marié à Saires le 21 octobre 1907, il habite Les Roches (commune de Saires). Il est abattu le 20 août 1944 par les Allemands venus de Châtellerault suite aux évènements de la veille (attaque du Cheval Blanc au cours de laquelle 3 ou 4 soldats allemands sont tués). Il avait 73 ans. Sourd, il n’a pas entendu les sommations du soldat allemand qui lui ordonnait de s’arrêter alors qu’il se trouvait rue du petit Crouailles. Jean Moreau est inhumé au cimetière de Monts-sur-Guesnes au côté de son épouse et de son fils Georges, né le 3 octobre 1908 et disparu en mer le 19 décembre 1961 à l’âge de 53 ans (décès enregistré à Clohars-Carnöet, commune du Finistère).

 

 

 

 

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