Terre d’Histoire du Poitou n°17 : Docteur Eugène-Adolphe Guiet (1857-1901)

Terre d’Histoire du Poitou n°17
vendredi 06 février 2015
Docteur Eugène-Adolphe Guiet (1857-1901)

Docteur Eugène-Adolphe Guiet (1857-1901)

À la quatrième génération de la puissante famille de Monts-sur-Guesnes du XIXè siècle, les Bernier-Gravier, on trouve les Guiet. Eugène-Adolphe Guiet est né à Monts-sur-Guesnes le 16 mars 1857. Il est le fils de Denis-Clément Guiet, notaire et futur Maire de 1871 à 1880 et de Marie-Zénaïde Montault-Grillaud (1828-1887). Son grand-père maternel est le Docteur Jean Montault-Grillaud (lire Terre d’Histoire N°15). Il a un frère ainé, Paul (1853-1912), notaire à la suite de son père et, un temps, également Maire de Monts-sur-Guesnes de 1886 à 1888 avant le long mandat de François Millet-Pichot.

Le Docteur Eugène-Adolphe Guiet et son épouse

Le Docteur Eugène-Adolphe Guiet et son épouse

Avec son épouse, Marie-Elisabeth Leboiteux (1870-1965), le couple aura une fille, Élisabeth, née à Monts-sur-Guesnes le 10 avril 1899, futur maman de Maurice Savy (1921-2002), membre du réseau Renard au cours de la Seconde Guerre mondiale, dont l’une des filles, Dominique, siègera au Conseil Municipal de 1995 à 2001. Eugène-Adolphe Guiet est diplômé de la faculté de médecine de Bordeaux le 25 mai 1892 et exerce à Monts-sur-Guesnes.

Le 1er février 1897, il fait « une communication à ses collègues de la Société des Sciences médicales de Poitiers » relative à une épidémie de diphtérie à Berthegon entre le 8 et le 15 décembre 1896. Douze cas : neuf enfants d’une même classe, la tante de l’un deux, le petit frère âgé de dix-huit mois de deux filles de la classe et le fils de l’Instituteur. L’objectif de sa présentation est de faire « un nouveau triomphe pour la sérothérapie » et de « rendre hommage aux auteurs de la grande découverte ».
Quarante-huit heures après la confirmation de la maladie, un seul enfant est traité et sauvé. Par contre, une « fillette » de cinq ans décède, faute de sérum. Elle s’appelle Renée Échard et est la fille de cultivateurs établis aux Sables. Tous les cas suivants sont soignés par sérothérapie avec succès. À la fin de la semaine, le médecin lui-même est atteint. Eugène-Adolphe Guiet se soigne également par injection de sérum et à l’aide de « gargarismes fréquents avec la liqueur de Labarraque à 50 pour 1000 ». C’était la quatrième épidémie connue de diphtérie à Berthegon après celle de novembre 1853, de mars-avril 1860 et d’octobre 1885. À chaque fois, entre 5 et 7 enfants sont décédés.

Docteur Eugène-Adolphe Guiet sur son cheval

Docteur Eugène-Adolphe Guiet sur son cheval

Eugène-Adolphe Guiet décède le 4 octobre 1901, terrassé par une crise cardiaque, sur le quai de la gare de Loudun. Il était venu y faire des achats. Quelques jours plus tard, son épouse reçoit de la vaisselle qu’il avait décidé de lui offrir… Il laisse le souvenir d’un médecin « hors du commun, brillant, d’une générosité exceptionnelle, partant jour et nuit sur son cheval »
La Gazette Loudunaise du 13 octobre 1901 consacre toute une colonne aux obsèques du Docteur Guiet, médecin à « l’activité infatigable ».
Comme tous les membres de la famille Bernier-Gravier, Eugène-Adolphe Guiet est enterré au cimetière familial de Saint-Vincent.

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